
Lorsqu’apparaît une nouvelle substance dopante qui ne peut pas être affectée à une classe de substances existante (p.ex. anabolisants, stimulants), elle peut tout de même s’inclure dans cette classe de substances. Il pourrait p.ex. s’agir de substances issues du développement préclinique ou clinique qui n’ont pas encore été approuvées pour un traitement médical, mais aussi de substances issues de recherches médicales ayant été interrompues ou de substances qui ne sont plus disponibles. Les drogues de synthèse chimiques spécialement produites ou les produits vétérinaires peuvent également relever de cette classe d’interdiction.
Les nouvelles méthodes d’entraînement ou de physiothérapie, par exemple, ne rentrent pas dans cette classe d’interdiction.
Les principales modifications concernent la dose journalière maximale de formotérol par voie inhalée, qui a été portée à 54 µg/jour.
Le formotérol inhalé était mentionné dans la liste 2012 pour la première fois avec une dose journalière maximale autorisée de 36 µg. Or, cette dose était significativement inférieure à la dose journalière maximale autorisée par les autorités de contrôle de nombreux pays, en particulier par celle de la Suisse. Par conséquent, de notre point de vue, l'augmentation du journalière maximale autorisée est raisonable.
Non, à partir de 2013, le cannabis restera interdit en compétition dans toutes les disciplines sportives. Si une concentration urinaire de tétrahydrocannabinol (THC) supérieure à 15 ng/ml est mise en évidence en laboratoire d’analyses, il s’agit d’une violation des règles qui peut être sanctionnée de plusieurs mois d’interdiction de compétition. Le cannabinol, le principe actif du cannabis, est dégradé en THC dans le corps. Le temps d’élimination du THC varie selon la fréquence de consommation du cannabis, la qualité du cannabis et la durée de consommation. Ainsi, il est possible qu’une concentration urinaire de THC supérieure à 15 ng/ml puisse être décelée plusieurs jours après la dernière consommation de cannabis. Par ailleurs, aucune limite de tolérance ne s’applique pour les cannabinoïdes synthétiques. Autrement dit, pour être sûr de ne pas remettre d’échantillon positif au THC, il est recommandé aux sportifs de s’abstenir de consommer des cannabinoïdes.
Les perfusions et/ou injections intraveineuses (IV) de plus de 50 ml par période de six heures sont interdites, à l’exception de celles qui sont administrées de manière justifiée dans le cadre d’une hospitalisation ou pour des examens cliniques. Les perfusions ou injections IV d’urgence hors du cadre d’une hospitalisation sont autorisées mais requièrent une AUT rétrospective pour les athlètes appartenant à un groupe cible (RTP, NTP). Un cas de ce genre peut se produire notamment lors de déshydratation très grave. Les mesures de réhydratation dans le cadre d’une activité sportive habituelle doivent s’effectuer oralement (différentes études scientifiques montrent qu’il s’agit de la méthode la plus efficace). Les perfusions ne sont pas autorisées à cet effet. Les injections de fer sont autorisées sans restriction (seringue de 50 ml de capacité au maximum par période de six heures).
Les classes de substances interdites dans certains sports, soit l’alcool (P1) et les bêtabloquants (P2), ont été modifiées dans la mesure où certaines disciplines sportives où une telle interdiction était précédemment en vigueur n’y figurent plus.
L’alcool (éthanol) est toujours interdit en compétition seulement, dans les sports suivants :
La consommation d’alcool avant un contrôle antidopage peut influencer le profil stéroïdien d’un athlète en sa défaveur. De plus, Antidoping Suisse et cool&clean sont persuadés, qu’au vu du rôle d’exemple des sportifs, l’alcool n’a pas sa place au centre même du sport. C’est pourquoi la consommation d’alcool sera interdite dans la zone de contrôle antidopage dès le 1er janvier 2013.
À moins d’indication contraire, les béta-bloquants sont interdits, en compétition seulement, dans les sports suivants :
L’AMA a mis en place un programme de surveillance portant sur d’autres substances ne figurant pas dans la Liste des interdictions, mais qu’elle souhaite néanmoins suivre pour pouvoir en déterminer les indices de mésusage dans le sport. Dès 2012, l’utilisation de nicotine, d’hydrocodone et de tramadol en compétition ainsi que de glucocorticoïdes hors compétition fers l’objet d’une surveillance. Concernant la nicotine, cela signifie que l’AMA aimerait obtenir des informations sur la consommation de snus (et pas sur le fait de fumer du tabac).
Seulement les athlètes dans un des groupes cibles RTP ou NTP doivent entrer ses whereabouts en ligne. Si vous n'avez pas reçu de lettre avec vos nom d’utilisateur et mot de passe personnels de Antidoping Suisse, cela signifie que vous ne figurez pas dans un des groupes cibles RTP ou NTP.
Veuillez écrire à l’adresse e-mail simon@antidoping.ch ou téléphoner pendant les heures de bureau à la SIMON-Hotline (Tél. 031 359 74 38).
Oui, vous pourrez changer et sauvegarder votre nom d'utilisateur quand vous ouvrirez SIMON pour la première fois.
Il est déconseillé de prendre des suppléments durant de longues périodes et sans un conseil personnalisé de la part d’un professionnel compétent, car des nutriments concentrés pris de façon isolée ne sont pas sans risques d’effets indésirables. Pour assurer des performances optimales, les sportifs doivent d’abord veiller à une alimentation équilibrée conformément aux principes régissant la pyramide des aliments.