Analyses
Les analyses en matière de dopage ont considérablement évolué au cours de ces dernières années. Au début des années 1970, des méthodes simples étaient encore employées; aujourd’hui un laboratoire doit disposer d’un équipement d’analyse très onéreux pour pouvoir effectuer des analyses de
contrôles antidopage. Les laboratoires de
contrôles antidopage, qui sont actuellement au nombre d'environ 40 et qui sont répartis dans le monde entier, sont accrédités par l’
Agence mondiale antidopage (
AMA) moyennant des procédures coûteuses. Seuls les laboratoires accrédités sont autorisés à effectuer des analyses de prélèvements.
Les méthodes d’analyses qui sont le plus souvent utilisées à l’heure actuelle consistent en un traitement et un prénettoyage des prélèvements; une séparation des éléments est ensuite opérée, et leur existence est ensuite prouvée et identifiée. Les méthodes de séparation qui sont appliquées sont, par exemple, les suivantes: l’électrophorèse (pour l’
EPO), la
chromatographie en phase gazeuse (pour les substances anaboliques, les
stimulants) ou la
chromatographie en phase liquide (pour les substances anaboliques, les stupéfiants, les
glucocorticoïdes). En règle générale, la spectroscopie de masse est utilisée comme
méthode de détection. Des méthodes immunologiques sont néanmoins de plus en plus utilisées dans le cadre du traitement des prélèvements ou de l’application des méthodes de détection.
L’analyse des échantillons occupe une place importante dans le déroulement des
contrôles, un résultat positif pouvant entraîner une sanction. L’analyse comprend quatre étapes: le
contrôle initial, l’analyse de l’échantillon A (screening et procédure de confirmation le
cas échéant), le compte rendu et, en
cas de résultat positif, la contre-expertise. Les laboratoires d’analyse actuels doivent satisfaire à des critères de qualité très stricts et doivent avoir été accrédités par l’
Agence mondiale antidopage (
AMA). L’analyse des échantillons d’urine doit respecter les dispositions suivantes:
Contrôle initial
Lors du
contrôle initial, on vérifie que l’emballage est intact et que les flacons sont bien scellés. Les numéros des échantillons sont comparés à ceux figurant sur les formulaires de
contrôle. On procède en outre à un
contrôle visuel de l’échantillon (couleur, dépôts). Ensuite, le laboratoire confirme la réception des échantillons au mandant.
Analyse de l’échantillon A
Après avoir ouvert l’échantillon A, on commence par déterminer la densité et l’acidité (pH) de l’urine. L’échantillon B est congelé. On applique des traitements analytiques et techniques différents suivant les propriétés chimiques et biochimiques des substances dopantes éventuellement présentes dans l’échantillon. En raison du nombre important d’échantillons, on procède dans un premier temps à des tests de dépistage (screenings) permettant d’analyser à peu de frais toutes les substances d’une classe de substances, une procédure efficace et rapide (rythme de traitement élevé). Ce n’est que lorsque l’on soupçonne un éventuel dopage que l’échantillon suspect fait l’objet d’une procédure de confirmation pour identifier clairement la
substance dopante.
Compte rendu
Les résultats sont transmis à Antidoping Suisse qui, à son tour, en informe les athlètes et leur fédération.
Contre-expertise (analyse de l’échantillon B)
Si l’
athlète demande une contre-expertise au moyen de l’échantillon B, il/elle doit en informer Antidoping Suisse dans les cinq jours. Lors de cette deuxième analyse, l’
athlète peut demander à être présent(e) dans le laboratoire, seul(e) ou en compagnie d’une
personne de confiance de son choix. Après
contrôle de son étanchéité, l’échantillon B est ouvert et analysé en présence de l’
athlète et/ou de son représentant. Si le résultat corrobore l’analyse de l’échantillon A, le
contrôle est considéré comme positif. Dans ce
cas, Antidoping Suisse transmet l’ensemble des résultats ainsi que les documents à la
Chambre disciplinaire de
Swiss Olympic pour les
cas de dopage (
CD), chargée de statuer sur le
cas.