Reportages médiatiques sur un médecin suisse

29.01.2018 - Relations publique

Après plusieurs années d'enquête, Antidopage Suisse a engagé des poursuites judiciaires

Dans leurs publications du 29 janvier 2018, la chaîne de télévision « ARD » et le magazine en ligne « Republik » expliquent comment un médecin du sport suisse propose, dans son cabinet, des substances dopantes lourdes à un athlète et se déclare disposé à les lui injecter. L’émission de l’ARD a été réalisée par le journaliste Hajo Seppelt, et les faits ont pu être commentés par Antidoping Suisse peu avant leur diffusion, resp. leur publication.

Après avoir pendant plusieurs années enquêté sur cette affaire, la fondation Antidoping Suisse avait remis son dossier au ministère public compétent au début janvier de cette année. « Si les accusations peuvent être corroborées, il s’agirait pour la Suisse d’un cas de dopage absolument inédit», déclare Matthias Kamber, directeur d’Antidoping Suisse. « D’après nos informations, le ministère public a ouvert une enquête. Antidoping Suisse s’en réjouit. » Il n’est à l’heure actuelle pas encore possible de dire si, en plus du médecin – qui est lui-même un ambitieux athlète – d’autres sportifs ou sportives sont ou non impliqués dans cette affaire. Antidoping Suisse continuera bien sûr le cas échéant d’apporter toute l’aide nécessaire au ministère public.

Antidoping Suisse apprécie les recherches des médias, qu’elle considère comme de précieuses contributions à ses propres efforts dans sa lutte pour la détection des cas de dopage. Le cas présent démontre l’importance de la collaboration entre les différents services et prouve à quel point peuvent être utiles, dans la lutte contre le dopage, toutes les informations concernant des personnes impliquées.

En raison de la procédure pénale en cours, aucune information nouvelle ne peut à l’heure actuelle être communiquée. L’ensemble des athlètes et leur entourage sont cependant informés sur les programmes de clémence qui prévoient des allègements de peine considérables, et le cas échéant l’anonymat, dans les procédures disciplinaires menées à l’encontre de personnes qui apportent leur soutien à Antidoping Suisse dans la recherche des cas de violation des règles antidopage.