Un cycliste écope de quatre ans de suspension pour dopage

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Droit

La Chambre disciplinaire de Swiss Olympic suspend pour quatre ans le cycliste suisse Kevin Winter pour la présence de méténolone, stanozolol et testostérone et le condamne à une peine pécuniaire.

Kevin Winter, âgé de 29 ans, a été suspendu pour quatre ans par la Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de Swiss Olympic (CD) en raison de la présence de méténolone, stanozolol et testostérone (tous agents anabolisants) dans un échantillon prélevé lors d’un contrôle antidopage de l’athlète. La suspension est effective depuis le 6 mai 2019, soit depuis le début de la suspension provisoire, et s’applique à tous les sports et toutes les fonctions dans le sport dans le monde entier.

En janvier 2019, des substances interdites ont été détectées lors d’un contrôle antidopage hors compétition du cycliste. L’athlète a déclaré à la Chambre disciplinaire qu’à aucun moment il ne s’était dopé en connaissance de cause. Il a affirmé, sans pouvoir ou vouloir présenter de preuves disculpatoires, que les substances interdites avaient pénétré dans le corps par le biais de compléments alimentaires. La CD a conclu la procédure disciplinaire et condamné l'athlète à une suspension de quatre ans. En plus, l’athlète condamné doit prendre en charge les frais de contrôle, d’analyse et de procédure, s’acquitter d’un remboursement des dépens à Antidoping Suisse, et d’une amende pour un total de 3'297.10 francs.

Antidoping Suisse rappelle à tous les sportifs et les sportives que les règles antidopage sont soumises au principe de la «Strict Liability». Ceci signifie notamment que chaque athlète est seul responsable des substances présentes dans ses échantillons. Le dépistage d’une substance interdite dans un échantillon est considéré comme une violation des règles antidopage. Cela exige de la part des sportives et des sportifs un haut niveau de responsabilité.